Petites histoires de Bosnie

Publié le par mayella

Il y a Josip qui a une famille de 5 enfants et une ferme avec quelques vaches, du blé, des cultures de pommes de terre et de cornichons. Afin de sécuriser leur revenus, ils se sont lancés dans la construction d’une maison pour accueillir des touristes, aidés par une association. Dans ce petit pays, reste encore la tradition de produire tout ce dont on a besoin avant d’aller acheter des produits tout chaud sortant de l’usine. Ils fabriquent donc leur pain, leur fromage, du jus de fruits, ils ont des œufs et des cochons, tout pour faire plaisir au futur visiteur. Josip a un frère, qui travaillait au ministère des finances et qui en toute logique farfouillait dans les fausses factures. Après avoir sortit quelques millions de marks, il s’est fait gentiment remercier. Il a quitté le ministere mais il peut maintenant subvenir à ses besoins grâce à ses nombreuses pharmacies et ses immeubles de luxe. Il a tendrement convoité l’association en proposant des billets pour s’assurer que son frère obtiendrait les fonds. Mais l'argent a été refusé.

 Il y a Nihad qui vit de la cueillette des fruits et herbes sauvages. Il cultive aussi des fraises domestiques. Il travaille avec sa femme et ses trois enfants. Ils se sont lancés dans la transformation des produits, fabrication de jus, de sirops, de confitures, fruits séchés. Aidés par l’association, ils ont maintenant un bâtiment pour stocker et des machines pour presser et broyer les ingrédients. Ils aimeraient s'associer avec les voisins qui pourraient stocker leur produits ou leur vendre pour qu’ils transforment et valorisent les cueillettes. Ils voudraient passer en production biologiques, car ils n’ont de toute manière pas d’habitudes chimiques et pourraient donc atteindre un marché plus large en étant certifié. Mais pour cela il faut être déclaré à la mairie et faire partie d’une coopérative. La plupart des agriculteurs ici ne sont pas déclarés. Il faut pour cela avoir un niveau de production suffisant et avoir les fonds pour cotiser tous les mois. Nihad est allé soutenir son projet devant les responsables à la mairie et devant le maire mais ils ne débloqueront pas de fonds. Le maire préfère se construire des maisons de week end sur des terrains non constructibles dans les forêts qui surplombent la ville. Le second du maire, amis dans la combine, ennemis en politique, préfère se construire une méga ferme moderne tout confort. Il est d’ailleurs réputé pour avoir détourné les fonds des ONG, arrivant en masse à la sortie de la guerre. Nihad rentrera donc chez lui avec ses idées, et ses désillusions quant aux espoirs de voir le gouvernement travailler un jour pour les citoyens.

Les grottes ont quelque chose de mystique, elles ne peuvent s’empêcher d’être accompagnées par des histoires et des croyances. J’en ai vu une qui rendait la fertilité aux femmes ayant des problèmes pour avoir des enfants. Il faut être accompagné par un imam qui récite les prières, par deux enfants derrière la femme, du sexe désiré pour le futur bébé. Il faut déposer quelques offrandes dans la grotte. Et repartir de l’autre coté pour rentrer chez soi directement. Une autre, chez les catholiques, devant laquelle une fois par mois une grande messe est célébrée. Elle est réputée pour ses miracles et son eau sacrée.

 

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Publié dans bosnie herzegovine

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G
Salut Maëla, merci pour ce joli site plein d'aventure et belles images, j'espère que tout va bien, a très bientôt<br /> ps: tu écrit très bien<br /> bisous
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