reprise du blog, depart en bosnie
Arrivée à Sarajevo le vendredi 13 juin, sans encombre, l’autoroute aérien vers la Bosnie étant peu renommée. Sans doute à cause de son passé tumultueux et de son manque de compétence en terme de marketing international, sûrement pas à cause de son fromage qui pue ou de son alcool de poire, qui font la richesse de certaines autres campagnes.
Sarajevo, la capitale de la Bosnie Herzégovine, ressemble à un mélange de Berlin et de Moscou ajustée d’une touche ottomane. Eglise chrétienne, église orthodoxe et mosquée se partagent les places et les cœurs. On y rencontre des pin up façon poupée russe, des jeunes relookées ou des business man à la russkoff. On y boit de la sarajevsko, bière locale, du rakia, alcool local et du café bosnien.
L’œil attentif aura lu bosnien et non bosniaque. Les humains sont très tatillons sur les nuances, les bosniens encore plus en ce qui concerne leur appartenance à une certaine communauté. Comprenez : bosniens= habitants de la Bosnie, bosniaque = musulmans de Bosnie, croate = croat
e de Bosnie (catholique), serbe = serbe de Bosnie (orthodoxe). Dans la rue l’œil non averti ne remarque pas les dissonances, il faut dire qu’ils ne portent pas un maillot aux couleurs de leur équipe. On peut parfois les repérer grâce aux noms, les bosniaques auront plutôt des noms à tendance turco musulmane. Mais ce n’est pas toujours évident.
Donc Sarajevo, c’est la capitale mondialement connue pour ses snipers et ses immeubles abîmés par la guerre. La ville fut assiégée entre 92 et 95. J’y ai fait des tours et des détours, visité une mosquée et mangé des spécialité bosniennes.