Turkistan/Chimkent

Publié le par mayella

Je suis allée dans le sud Kazakhstan la semaine dernière. On pris le train jusqu'à Turkistan, première journée touriste et acclimatation à la chaleur écrasante.
On a visité le mausolée qui donne sa réputation (internationale bien sur) à la ville, ici on dit que c'est le deuxième lieu de pèlerinage après la Mecque. Ou aussi que faire trois fois un pèlerinage jusqu'à ce mausolée équivaut à faire le pèlerinage de la Mecque. Il n'y avait pas foule quand j'y suis allée, il doit sûrement y avoir un peu plus de monde à La Mecque.

Les kazakhs étant d'origine nomade, il n'y a pas de villes anciennes ou très peu du coup, les villes sont toutes construites à la communiste, avec des bâtiments peu charmants. Turkestan est néanmoins agréable, petit marché, vente de brochettes ou de kvas (boisson fermentée à base de fruit, genre cidre) sur le bord des routes.


Le deuxième et le troisième jour, on est allé faire les prélèvements dans 5 fermes de chameaux. Dans la première ferme, on a été accueilli par un papy Ghengis khan avec sa barbe pointue et son chapeau kazakh, trônant au milieu de la cour avec sa tapette à mouche. Il a voulu marier ma collègue kazakhe avec son fils, il faut toujours parler mariage avant de parler affaires! On n'a pas pu voir son seul chameau, qui pâturait entre la ville et le lieu où se retrouvent les déchets de canalisation.

J'ai pu prélever les plantes pâturées dans des steppes ventées, occupées par les chameaux et le berger sur son cheval, écoutant de la techno sur son portable.


Ensuite direction Chimkent où j'ai fait du tourisme d'usine, on a fait le tour de  toutes les usines de la ville, pétrole, ciment, asphalte, que des belles photos souvenirs. Croisé un seul policier suspicieux, qui n'aime pas trop qu'on photographie les bâtiments en ruine d'usine délabrée, malgré nos explications d'étudiants en biologie il a quand même relevé la plaque d'immatriculation, pour remplir des fichiers sûrement!

Puis journée touriste pour visiter la ville puis retour à Almaty et ses bouchons.

Sur le chemin du retour, dans le train, j'ai eu la chance de rencontrer des employés en uniforme, du ministère des situations extrêmes. Ils nous ont gentiment invité à manger du poisson fumé en buvant de la bière avant d'aller se coucher. L'un deux a eu un discours digne d'un paysan bio, comme quoi, en France, les bêtes sont nourries avec des aliments de mauvaise qualité  alors que les animaux kazakh, qui pâturent librement, peuvent choisir eux mêmes ce qu'ils mangent, ce qui permet de garder un équilibre avec leur environnement et renforcer leur système immunitaire, donc de rester en bonne santé alors que nos vaches sont bourrées d'antibiotiques, et que le lait produit est contaminé. Je lui aurai bien expliqué le mouvement bio en France, les exploitations tout à l'herbe et le mouvement des faucheurs volontaires mais mon vocabulaire en russe m'a fait défaut.

 

Maintenant je m'occupe des échantillons qui vont partir en France pour être décortiqués. Je vous salue bien bas.

 

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Publié dans Kazakhstan

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