vacances à sainte marie, vohibola

Publié le par mayella

Me revoilà à Tana, capitale grouillante après 10 jours dans des lieux dignes des plus attrayants catalogues touristiques. Plages de sables fins, cocotiers, température de la mer à 28°C, restos poissons grillés, crevettes et bananes flambées … Pour se rendre dans l’ile Sainte Marie, nom très bien choisi, si on omet toutes les malgaches qui s’offrent à tous les vazahas venus se rassasier de bonne chaire fraîche. Il y a d’abord 8h de taxi brousse qui slalome entre les nids de poules remplis de poules dispersées sur toute la route. Paysages verdoyant, la déforestation avance à grand pas, il ne reste plus que quelques épis d’arbres qui se dressent sur les crêtes des collines, de nombreuses cases parsemées le long de la route, vendeurs de fruits inconnus et nouveaux pour mes yeux habitués aux vergers français. On est arrivés à Tamatave vers 7h du soir, la nuit à l’hotel puis départ à 5h du mat pour prendre un taxi brousse pendant 3h et arriver à Sonirana, on a embarqué sur le magnifique, bateau qui nous a transporté jusque dans l’ile.
Notre hôtel se composait de quelques bungalows sur la plage, de la plage et de la mer. Alain, notre hôte nous a assuré à maintes reprises qu'ici c’était très convivial, une vrai famille, avec repas en communauté, communauté qui s’est avérée malheureusement être composée de nous et de 2 bidochons, caricatures des provinciaux franchouillards qui aiment les shorts et le pastis, accompagnés de leurs malgaches respectives, qui d’ailleurs avaient l’air d’apprécier leur situation. Alain nous a proposé de nous apprendre à faire de la cannelle et du punch coco, partage des connaissances, la familles tout ça tout ça … m’enfin on s’est retrouvé avec du punch coco à faire frémir les réunionnais et à éplucher le cannelier de son écorce pour lui tirer ces fameux bâtons de cannelles si chères à nos papilles.
 Après 3 jours on est repartis vers d’autres horizons, rebateaux à 5h de l’aube, une mer agitée et qui a fait degobiller quelques vazahas, retaxibrousse jusqu’à Tamatave où j’ai quitté 2 françaises qui étaient à la fin de leur voyage, avec la canadienne, on avait pour but de rallier Vohibola, un autre site géré par l’ONG situé sur le canal des Pangalanes, lambeau de terre entre l’océan et le canal. Pas de pot pour nous le bateau de l’ONG était en panne on doit donc trouver un bateau brousse, bateau de marchandise, 5h de traversée. Mais, toujours pas de pot, ce jeudi il n’y avait pas de bateaux. Heureusement au port on rencontre un malgache qui nous entretient sur la grippe aviaire, sujet français favoris des malgaches et nous renseigne ensuite sur les transports possibles, il nous conseille de prendre un taxi brousse jusqu’à Savalaine puis de marcher 3h et prendre une pirogue pour arriver à Vohibola, ce malgache s’est avéré etre un guide touristique qui connaissait bien l’ONG et ses allers retours. Arrivées à Savalaine on trouve un vieux sans dents mais parlant français qui nous trouvent 2 porteurs guides pour nous amener a destination, après une demi heure de parlementation sur le prix, ils demandaient à peu près l’equivalent d’une semaine de travail, on a conclu sur seulement 2 jours de salaires (2 euros). Marche arrosée d’une bonne pluie, on est passé dans des marécages à travers d’immenses roseaux, de l’eau jusqu’au ventre, de la pluie en torrent, on se serait cru pendant la guerre du vietnam il manquait que le fusil et les casques. Apres 4h30 de marche le soleil qui se cache on arrive dans un lieu surnaturel qu’on pensait inhabité mais qui s’avère être un hôtel luxueux, on nous apprend qu'il n’y a pas de bateaux, heureusement que la grâce de dieu a fait qu’on est arrivé à l’hôtel !
 Le lendemain réveil aux sons des lémuriens qui trainent autour de l’hotel attendant la pitance. On trouve enfin un bateau qui nous amène au but ! Lieu magnifique, encore avec les cases donnant sur l’océan, avec les pirogues des pêcheurs, le village est juste à coté, un peu moins rejouissant, pleins d’enfants aux ventres distendus par la malnutrition, une poubelle qui s’étend sur tout le village, mais des gens souriants.
Découverte du site pendant 3 jours puis retour avec le train de marchandise que l’on attend toute la nuit car les horaires ne sont pas fixes, le train s’arrête quelques instants, on monte à l’arrière d’un wagon, 3 heures de tchoutchou, taxi brousse tamatave, tana !
Retour à vohimana demain pour essayer de continuer mon travail ;
 
 
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Publié dans madagascar

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M
... toujours dans la blague la caro. Aller, satané grenobloise. Bisous quand même à miss maeloute la plou belle de toutes... wao.
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C
tu maV caché ke tt 1 pro de l'ordi!!il est tro cool ton pti site.a par ça tu pe mofrir pou mon aniv 1 billet davion ver ton ile,merci.profitte a donf biz
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M
Oui bah c'est pas tout ça mais tu ne dis rien sur les lémuriens... Merci pour les infos, j'ai un exposé dans une semaine... Alors grouille-toi un peu au lieu de te la péter genre voyageuse.<br /> Au fait, merci pour la carte, ça m'a fait un bon début pour mon feu puisqu'ici, ça caille...
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P
oui alors moi je voudrais savoir, est ce qu il faut prendre une serviette de toilette ou bien est ce qu il en donne a l acceuil? Sinon il a l air trop bien ton club med, des putes a deux euros, wouha, c est la CLASSE. Avec en plus le vietnam et le train de marchandise, ce parc d attraction est vraiment genial, y font des places gratuites sur fun radio?<br /> C est tout pour aujourd hui; pleins d initiatives je te souhaite et mega bises a toi.
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O
Quel dépaysement!!! Il donne vraiment envie de partir ton blog! ça a l'air d'être une sacrée aventure!<br /> Bon courage pour la reprise de ton projet.
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